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Des poignées de portes contre les infections nosocomialesLe centre hospitalier mobilise soignants et usagers dans la lutte contre les infections nosocomiales en s’équipant de poignées de porte «anticontamination». Premier hôpital de France à s’être équipé de ces poignées en 2006, le Chips étend aujourd’hui cette expérimentation à d’autres secteurs de soin sur son site hospitalier de Saint-Germain : cancérologie, pneumologie, maladies infectieuses et tropicales (SMIT) et médecine interne. Préventif, l’objectif est aussi pédagogique : créer un "environnement vigilant" pour les soignants, mais aussi pour les patients, leurs proches et visiteurs. |
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Qu’est-ce qu’un plan de lutte contre les infections nosocomiales ?
Le plan de lutte contre les infections nosocomiales tient compte des objectifs de l’établissement présentés dans le projet médical : assurer la qualité, la sécurité et la permanence des soins et éviter toute perte de chance pour le patient. Il s’appuie sur le PROPIAS (programme de prévention des infections associées aux soins du ministère de la Santé).
Depuis l’avènement des Comités de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) en 1988, le centre hospitalier de Poissy/Saint-Germain-en-Laye dispose d’un Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN) commun aux deux sites depuis 1998. Le CLIN est maintenant une sous commission de la CME (Commission médicale d’établissement).
La structure interne gestion des risques hygiène et qualité (SIGRHYQ) est un service médical qui met en place la politique de gestion des risques dont les risques infectieux, définie par la CME et le CLIN.
Les axes de travail de la SIGRHYQ, directement en rapport avec les préoccupations d’hygiène et de lutte contre les infections associées aux soins sont les suivants :
Des principales bactéries multi résistantes (BMR) :
Un bilan est rendu chaque année par la SIGRHYQ concernant le nombre et l’incidence des BMR (critère d’évaluation).
De l’environnement :
Des déchets
La SIGRHYQ a participé à l’amélioration du tri des déchets et de leur entreposage sur les 2 sites. Il existe des protocoles concernant le tri des déchets. Une surveillance de ce tri des déchets tant qualitative que quantitative est en place
Les audits et des enquêtes ont déjà permis de mettre en place des indicateurs relatifs :
Ces indicateurs sont à amplifier plus particulièrement en ce qui concerne les infections du site opératoire et doivent servir d’appui pour améliorer la politique d’antibiothérapie. Des audits de pratiques sont réalisés dans l’ensemble des pôles de l’établissement de santé, l’objectif est de mettre en place lors de ces audits, des « check lists » aidant les professionnels de santé à respecter les protocoles..
La formation des personnels en place doit être poursuivie et intensifiée. Il est nécessaire de réorganiser les formations obligatoires à l’hygiène et à la prévention des infections nosocomiales pour les nouveaux arrivants (critère d’évaluation). Des formations réalisées trimestriellement, semestriellement pour les nouveaux internes et nouveaux externes (étudiants hospitaliers) sont à amplifier. Une formation annuelle des CHH et MRH est à remettre en place. Le CHIPS est reconnu organisme de DPC par l’ANDPC, la SIGRHYQ a mis en place 4 programmes d’E-learning permettant aux médecins et à d’autres professionnels de se former et d’évaluer leur formation.
La majorité des protocoles a été harmonisée sur les deux sites. Une coopération accrue avec les pharmaciens, les infectiologues et les médecins des secteurs de soins permet d’améliorer l’usage des antibiotiques, notamment pour les antibioprophylaxies.
La SIGRHYQ est la structure en charge de la gestion des risques dont le risque infectieux. A partir des infections du site opératoire relevées, des déclarations d’infections nosocomiales, du signalement d’évènements indésirables, des relevés du laboratoire de microbiologie, tous ces signaux permettent une meilleure gestion du risque infectieux avec une analyse intégrant les autres risques qu’ils soient réglementaires ou non.
Ceci permet une meilleure analyse des risques a priori (cartographie) et a posteriori (Retour d’EXpérience ou Revue de Morbidité Mortalité). Il reste nécessaire de généraliser les analyses de ces événements et d’amplifier les efficacités des signalements internes. L’analyse des affaires en contentieux ayant rapport avec des infections nosocomiales fait aussi partie de cette gestion des risques.
L’intégration totale de l’hygiène lors de la phase de conception, lors de la réalisation des nouveaux locaux du centre hospitalier de Poissy/Saint-Germain-en-Laye afin d’améliorer les circuits des patients, des personnels, des matériels, des matières et le respect des préconisations des règles d’hygiène, reste à amplifier.
L’intégration des systèmes informatiques prévus dans le schéma directeur de l’information devrait permettre un recensement plus aisé des infections nosocomiales dans leur ensemble.
La mise en place d’une formation obligatoire à l’hygiène de tous les nouveaux arrivants fait partie des objectifs et des actions à mettre en œuvre ainsi que l’utilisation du journal interne pour donner plus d’information concernant l’hygiène et la prévention des infections nosocomiales.
Depuis le mois de mars 2017, la SIGRHYQ propose aux EHPAD de tout le département l’aide d’une Infirmière Hygiéniste entièrement dédiée à ces structures médico-sociales avec le soutien de l’ARS Ile de France.
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26/10/2020
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