Diagnostic au 1er janvier 2009
Depuis l’avènement des Comités de Lutte Contre les Infections Nosocomiales (CLIN) en 1988, le Centre Hospitalier Intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye dispose d’un Comité de Lutte Contre les Infections Nosocomiales (CLIN) commun aux deux sites depuis 1998.
Ce Comité de Lutte Contre les Infections Nosocomiales (CLIN) répond en tout point à la réglementation du décret de décembre 2002.
De nombreuses actions ont été instaurées et initiées.
Ce Comité de Lutte Contre les Infections Nosocomiales (CLIN) est un organe politique qui donne des axes de travail à l'unité d’hygiène représentée sur chacun des sites.
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Médecin hygiéniste
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Cadres de santé hygiénistes
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Techniciennes biohygiénistes
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Infirmière hygiéniste
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Secrétaire médicale
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Agents d’entretien spécialisés
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- L’axe surveillances : concerne à la fois les bactéries multi résistantes et la surveillance environnementale.
- L’axe procédures de bon usage ou encore protocoles : ces protocoles existaient avant la fusion de l’établissement. Depuis cette fusion beaucoup de protocoles sont harmonisés et sont actuellement disponibles. Leur accès est actuellement possible par intranet sur chacun des deux sites. Ces protocoles font l’objet d’une évaluation.
- L’axe formation des personnels : l'unité d’hygiène a mis en place des formations ou des reformations destinées aux personnels en place sur l’établissement :
Des formations de correspondants en hygiène hospitalière sont réalisées en interne. De même des formations sont proposées aux internes en médecine lors de leur arrivée semestrielle.
- L’axe évaluation : de nombreuses procédures d’évaluation ont eu lieu soit par audit, soit par autoévaluation, soit par enquête. Ces systèmes d’évaluation ont permis d’établir des indicateurs qui sont suivis par l’établissement et qui sont tout à fait concordant avec les indicateurs nationaux qui sont mis en place.
Objectifs 2008-2010
Ils reprennent les axes déjà cités dans le diagnostic actuel.
Objectif 2008-2010 du CLIN
Surveillances :
- le Staphylocoque Doré Résistant à la Méticilline (SARM)
- le Staphylocoque Doré de Sensibilité Intermédiaire aux Glycopeptides (GISA)
- le Pyocyanique multi résistant
- les Acinétobacter
- les bactéries à Béta Lactamases à Spectre Elargi (BLSE)
- le Clostridium difficile
- L'Entérocoque Résistant à la Vancomycine (ERV)
Un bilan est rendu chaque année par l'unité d’hygiène concernant le nombre et l’incidence des BMR (critère d’évaluation).
- L’air des zones avec traitement d’air (blocs opératoires, stérilisation…).
- L’eau des points d’eau d’usage, des points de puisage d’eau chaude ou encore des points d’eau réfrigérés est analysée par les techniciennes biohygiénistes de l'unité d’hygiène.
- Certaines surfaces sont déjà surveillées par l'unité d’hygiène, tout comme des points critiques des unités de production alimentaire.
Il existe des protocoles concernant le tri des déchets. Il est acté de mettre en place une surveillance de ce tri des déchets tant qualitative que quantitative.
L’hygiène ne veut pas être par elle même pourvoyeuse de risques écologiques. Une étude sur la surveillance des effluents a déjà été effectuée en 2004. Il convient d’ici 2010 de vérifier que tous les effluents du centre hospitalier sont sans risque vis-à-vis de l’écologie.
L'unité d'hygiène met en place l'utilisation de la vapeur d'eau pour réaliser le bio nettoyage, ce qui diminue la quantité de produits détergeants désinfectants utilisés et rejettés dans les effluents.
Evaluations :
Les audits et des enquêtes ont déjà permis de mettre en place des indicateurs relatifs :
- à la surveillance des infections du site opératoire
- à la consommation des gels hydro alcooliques
- à l’incidence du SAMR
- à la consommation d’antibiotique exprimée en journée de traitement.
Ces indicateurs sont à amplifier plus particulièrement en ce qui concerne les infections du site opératoire et doivent servir d’appui pour améliorer la politique d’antibiothérapie.
Des audits de pratique sont réalisés mais le nombre de thèmes demande à être augmenté.
Formations :
- La formation des personnels en place doit être poursuivie et intensifiée.
- Il est prévu d’instaurer des formations obligatoires à l’hygiène et à la prévention des infections nosocomiales pour les nouveaux arrivants (critère d’évaluation). Des formations obligatoires à l'hygiène sont en cours d'instauration, sur un site, 80% des nouveaux arrivants ont été formés aux principales procédures concernant l'hygiène dans notre établissement.
- Le plan de prévention des infections nosocomiales doit poursuivre la formation réalisée semestriellement pour les nouveaux internes.
- Enfin, des informations pour l’extérieur de l’établissement de santé doivent être envisagées en collaboration avec le service de communication de l’établissement :
- Communication des indicateurs nationaux concernant l’hygiène.
- Communication en terme de santé publique pour essayer d’améliorer l’état clinique des patients et plus particulièrement pour ceux qui doivent subir une intervention chirurgicale (critère : mise en place sur le site Internet d’une sensibilisation au tabac, surpoids…).
Mise en place des procédures de bon usage et des protocoles communs :
- La majorité des protocoles a été harmonisée sur les deux sites.
- Une coopération accrue avec les pharmaciens, les infectiologues et les médecins des secteurs de soins devrait permettre d’améliorer l’usage des antibiotiques, notamment lors des antibioprophylaxies.
Gestion des risques :
- L'unité d’hygiène est partie prenante dans la gestion des risques et en particulier des risques infectieux. A partir des infections du site opératoire relevées, des déclarations d’infections nosocomiales, du signalement d’évènements indésirables, des relevés du laboratoire de microbiologies, tous ces signaux doivent permettre une meilleure gestion du risque infectieux avec une analyse intégrant les autres risques qu’ils soient réglementaires ou non. Ceci permettra une meilleure analyse des risques à priori et à posteriori.
- L’analyse des affaires en contentieux ayant rapport avec des infections nosocomiales fait aussi partie de cette gestion des risques.
- L’intégration totale de l’hygiène lors de la phase de conception, lors de la réalisation de nouveaux locaux sur l’ensemble du Centre Hospitalier Intercommunal de Poissy/Saint-Germain-en-Laye afin d’améliorer les circuits des patients, des personnels, des matériels, des matières et le respect des préconisations des règles d’hygiène, reste à amplifier.
Actions et moyens à mettre en oeuvre
- Afin d’augmenter le nombre d’enquêtes et d’audits réalisés dans l’établissement un poste d’infirmière hygiéniste pour les deux sites a été créé.
- L’intégration des systèmes informatiques prévus dans le schéma directeur de l’information devrait permettre un recensement plus aisé des infections du site opératoire ou des infections nosocomiales dans leur ensemble.
- La mise en place d’une formation obligatoire à l’hygiène de tous les nouveaux arrivants doit faire partie des objectifs et des actions à mettre en oeuvre ainsi que l’utilisation du journal interne pour donner plus d’information concernant l’hygiène et la prévention des infections nosocomiales.
- La progression des indicateurs nationaux du Centre Hospitalier Poissy/Saint-Germain-en-Laye (CHIPSG) depuis 2005 montre l'efficacité de l'unité d'hygiène quant au suivi du plan national et du plan local de lutte contre l'infection nosocomiale.
Vos interlocuteurs
Président du CLIN
Docteur Jean-Christophe SEGUIER
Tél. : 01 39 27 43 42
jseguier@chi-poissy-st-germain.fr
Vice président du CLIN
Docteur Laure BODENAN
Tél. : 01 39 27 50 76
lbodenan@chi-poissy-st-germain.fr