Hyperhidrose (ou hypersudation)

  • Les hyperhidroses peuvent être généralisées ou localisées.
  • Les hyperhidroses généralisées nécessitent un avis médical à la recherche d’une éventuelle cause.
  • Les hyperhidroses localisées sont le plus souvent symétriques, pouvant atteindre les paumes, les plantes, les aisselles et la face.
  • Les hyperhidroses palmaires entraînent une moiteur d’intensité variable, parfois extrêmement gênante dans la vie socioprofessionnelle.
  • Les hyperhidroses plantaires sont responsables de macération, de bromhidrose, d’odeurs désagréables liées à la dégradation de la sueur eccrine par des bactéries et peuvent secondairement se compliquer de surinfections bactériennes et mycosiques.

En quoi consiste l’ionophorèse ?


  • L’ionophorèse est un traitement très utile pour l’hyperhidrose palmo-plantaire importante qui n’a pas pu être améliorée par les traitements locaux antisudoraux ou antiperspirants.
  • L’ionophorèse est un traitement efficace mais suspensif des hyperhidroses palmo-plantaires.
  • Son principe est d’utiliser un courant émis par le générateur, l’eau du robinet sert de conducteur entre le bac électrode et la peau du patient.

La technique


  • Le patient dispose les extrémités à traiter dans les bacs sur des grilles en plastique recouvrant les électrodes en acier.
  • De l’eau du robinet est versée sans excès dans les bacs puis le potentiomètre est lentement tourné jusqu’à attendre l’intensité idéale (sensations de picotements).
  • Lors des séances, il faut enlever tous les bijoux et objets métalliques et recouvrir de vaseline les éventuelles plaies et lésions cutanées.
  • Cette technique nécessite une collaboration active du patient.

Protocole de traitement


  • Traitement d’attaque : 7 séances en 3 semaines.
  • Traitement d’entretien : séances toutes les 3 semaines à 3 mois dès la reprise de l’hyperhidrose.
  • Chaque séance dure 20 minutes.
  • Excellente tolérance en général.
  • Efficacité importante dans la très grande majorité des cas.

Contre-indications


  • Le port d’un pace-maker est une contre-indication formelle à l’ionophorèse ; cependant, cette technique est également à éviter chez les patients porteurs de matériel métallique et chez les femmes enceintes.

Revenir vers :