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Que nomme-t-on la médecine interne ?

Spécialité médecine interne

La médecine interne est une spécialité depuis 1970. Les médecins qui l’exercent s’appellent les internistes et sont pour la plupart membres d’une société qui assure la formation médicale continue, la Société Nationale Française de Médecine Interne (SNFMI), fondée en 1978. Il existe aussi une société Européenne de Médecine Interne (EFIM) ainsi qu’un syndicat national des médecins spécialistes de médecine interne (SYNDIF).

 

La formation

Cette spécialité s’obtient après les 6 années d’études médicales auxquelles succède un internat de 5 ans, puis souvent un clinicat (2 à 4 ans) où se termine la thèse qui permet d’accéder au titre de docteur en médecine, spécialité médecine interne. Pendant l’internat, le futur médecin change tout les 6 mois de spécialité et élargit ses connaissances. Les carrières qui commencent alors sont surtout  hospitalières dans les hôpitaux publics (centre hospitalier universitaire CHU ou autres types de centres hospitaliers publics), plus rarement dans les centres privés hospitaliers ou cliniques et en médecine libérale.

 

La spécialité

Pour le public et les patients, le rôle d’un pédiatre, d’un gynécologue, d’un cardiologue, d’un médecin des urgences, d’un anesthésiste est bien compris et reconnu. La médecine interne est mal connue du grand public, bien que présente dans tous les hôpitaux à quelques exceptions près.

Il s’agit d’une médecine d’adulte, s’adressant cependant en théorie à des patients plus jeunes que la gériatrie.

Devant ce champ d’action très vaste, il ne s’agit pas de prendre en charge toutes les pathologies de A à Z en allant jusqu’aux traitements les plus sophistiqués dans chaque problématique. L’interniste est plutôt un spécialiste du diagnostic, un médecin de 2e ou de 3e recours qui voit en consultation des patients posant un problème diagnostique ou qui ont une situation médicale rendue confuse par des signes inhabituels ou rendue difficile par la coexistence de multiples maladies plus ou moins intriquées les unes aux autres.

En hospitalisation, les patients admis en service de médecine interne sont ceux qui ne relèvent pas forcément clairement d’une spécialité car ils présentent plusieurs maladies associées, une pathologie aiguë ne relevant pas d’un service à haute technicité ou parce que le diagnostic de leur maladie n’est pas établi.

Ces patients viennent le plus souvent aux urgences de l’hôpital où leur admission est décidée. La prise en charge est ensuite effectuée en médecine interne en tant qu’aval des urgences. Ils peuvent aussi être adressés directement par leur médecin traitant.

L’interniste est aussi le spécialiste des maladies rares, maladies systémiques, maladies immunitaires ou maladies génétiques diagnostiquées à l’âge adulte ou évoluant depuis l’enfance. Ces maladies souvent rares sont mal connues du grand public (Orphanet). Leur prise en charge se fait en réseau : quelques centres de référence existent pour ces maladies (centres de référence) avec alentours des centres de compétence qui prennent les patients en charge au jour le jour et à proximité de leur domicile.

L’interniste est donc le spécialiste de tout ce qui n’est pas la spécialité d’organe. Il privilégie la prise en charge globale du patient et la mise en cohérence des différents acteurs de son suivi si la complexité de la situation l’exige. Il reste dans le domaine indispensable du « patient global », pour une prise en charge transversale des patients souffrant de polypathologies (plusieurs maladies à la fois), de pathologies complexes ou rares, de pathologies générales (la même maladie cause des symptômes diffus ou présents dans différents organes). Son objectif est d’assurer la synthèse du dossier médical et de prioriser les prises en charge.

En consultation, ses partenaires privilégiés sont les médecins généralistes en 2e recours et parfois les autres spécialistes en 3e recours. La consultation nécessite une lettre du médecin traitant qui détaille le bilan déjà pratiqué et la ou les questions posées.

En hospitalisation, son activité est fortement liée à celle des autres spécialités avec lesquelles il est en échange permanent, en particulier les services des urgences et de réanimation, la pathologie infectieuse. Ceci explique un exercice pratiqué essentiellement dans les hôpitaux.

(Source : Pr Séréni, Livre blanc de la médecine interne)

 

La démarche de l’interniste

Il diffère un peu selon que le patient est adressé en consultation ou en hospitalisation.

En consultation, le patient arrive avec une lettre de son médecin, indispensable, qui expose une problématique évoluant depuis quelque temps. Les examens pratiqués n’ont pas permis d’aboutir au diagnostic et le patient vient pour avis ou les examens ont conclu à une maladie générale pour lequel un bilan ou une expertise avant traitement sont demandés. Il s’agit alors souvent d’un problème de « syndrome inflammatoire inexpliqué», de douleurs articulaires ou musculaires mal comprises, de fatigue persistante jugée anormale, d’une anomalie du « bilan » : bilan axé sur le fer, les vitamines, la numération-formule, l’équilibre phospho-calcique, la présence d’anticorps, etc.

En hospitalisation, le patient vient pour « altération de l’état général », fièvre inexpliquée, confusion, amaigrissement anormal. Mais aussi pour une pathologie courante (bronchite aiguë par exemple) rendue  grave par le contexte médical préexistant du patient. La lettre de son médecin traitant ou une conversation téléphonique préalable avec lui expliquent alors  pourquoi le recours à l’hospitalisation est rendu nécessaire.

 

Les examens en médecine interne

Les internistes, sauf sous-spécialités, ne pratiquent pas d’examens d’organe ou de geste thérapeutique.

Alors que les cardiologues effectuent des échographies cardiaques et des coronarographies, les pneumologues et les gastroentérologues des fibroscopies bronchiques et gastriques,  les internistes s’aident de tous ces examens sans les faire eux-mêmes.

Ils ont cependant recours à des examens spécifiques peu demandés par les autres spécialités. Ainsi, la biopsie d’artère temporale, demandée pour rechercher spécifiquement la maladie de Horton  ou éventuellement une autre vascularite. De même pour la biopsie des glandes salivaires accessoires (BGSA) qui recherche une infiltration tissulaire, en l’occurrence des glandes salivaires, par une maladie type Sarcoïdose ou autres granulomatoses, syndrome de Goujerot-Sjögren, amylose, etc.

 

Les interfaces avec les autres disciplines et spécialités

Au cours de leur longue formation, une spécialité médicale côtoyant souvent en l’enrichissant une autre spécialité médicale, les internistes acquièrent ou peuvent acquérir des domaines d’excellence : 

  • soit par l’intermédiaire d’une formation universitaire spécifique (diplôme d’études spécialisées complémentaires DESC ),
  • soit en étant membre d’un centre de compétence ou de référence autour d’une maladie ou d’un groupe de maladies,
  • soit en s’intégrant à un groupe de travail et de recherche,
  • soit par affinité et intérêt pour un groupe de patients (patients en situation précaire, femmes enceintes et maladies auto-immunes, etc.) ou toutes ces possibilités à la fois.

 

La formation médicale continue (FMC)

Comme pour les autres spécialités, la formation médicale continue est indispensable et désormais suivie par des organismes de FMC. Elle comporte d’abord la lecture de revues médicales. Elle est aussi pratiquée au sein des services, ou par réunion de plusieurs services, sous formes de « staff ». Elle se fait aussi au cours des congrès nationaux de la discipline (congrès bi-annuels de la SNFMI) ou d’autres réunions à l’échelle régionale. La discipline organise aussi des FMC dès le début du cursus des jeunes internistes.

 20/08/2019

dernière modification : 

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